NOUVELLES ET ROMANS

Au début de sa carrière, c'est surtout en tant qu'écrivain que Töpffer s'est fait connaître. Son succès le plus durable, La bibliothèque de mon oncle, date de 1832. Cette nouvelle, qui met en scène les rêves et es amours adolescentes d'un étudiant genevois, sera suivi au cours des années 1830 de plusieurs textes parus en revue, évoquant principalement des thématiques alpestres. L'ensemble sera réuni en volume, d'abord à Genève en 1840, avec l'adjonction de quelques articles, sous le titre de Nouvelles et réflexions, puis à Paris sous le titre de Nouvelles genevoises, en 1841, au moment même où Töpffer tire profit des critiques élogieuses de Sainte-Beuve, ce qui lui vaudra d'être réédité à plusieurs reprises.

En plus de ces textes courts, Töpffer a également publié Le Presbytère (1839), un roman épistolaire relatant la jeunesse difficile d'un enfant trouvé, et Rosa et Gertrude (1847), sorte de "contre-roman libertin" moralisant, centré sur la figure idéalisée d'un pasteur, et paru à titre posthume. Les pièces de théâtre écrites pour être jouées dans son pensionnat n'ont quant à elles été éditées qu'au XXe siècle.

Pour ses nouvelles, Töpffer a également imaginé et dessiné des sujets d'illustration, qui sont servi d'inspiration aux graveurs parisiens.

Un cas particulier de la production töpfférienne est constitué par Le Docteur Festus, dont l'histoire a été retracée par l'auteur aussi bien en estampes que sous forne de nouvelle, donnant jour à des développements et à des illustrations différentes.

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